Repetto

Depuis quelques mois ce blog est né. Il prend forme petit à petit. La ligne éditoriale se crée, se pense, se réalise, s’affine, se change et re-change. De multiples questions, en corrélation avec l’activité artistique se posent, se composent, se décomposent…

Pourquoi écrire ?

Dans que but ?

Pour quoi dire ? Quoi apporter ?

A quelle fréquence ?

Au début, j’écrivais toutes les semaines. Depuis janvier, tous les 15 jours. Avoir un contenu intéressant, ne pas écrire pour écrire, faire pour faire. Hier encore, je postais le verset issu de Colossiens 3.23 : « Tout ce que vous faites. Faites-le de tout votre cœur ! » Je crois qu’il parle et a parlé à beaucoup.

Cela fait des mois, des années que la maison Repetto m’interpelle, me touche et suscite ma curiosité. Je crois que je partage certaines de leurs valeurs comme la recherche du travail bien fait, le souci du détail, l’envie de répondre à une demande, toucher au plus près une réalité, rendre fiers mes clients pour qu’ils se sentent rassurés et convaincus de ce qu’ils vendent, de ce qu’ils proposent. Un vieil adage dit : Soyez droit dans vos bottes ! Et je trouve qu’il correspond totalement au fond et à la forme de cet article.

J’ai découvert la Maison Repetto étant plus jeune. Ses ballerines, ses chaussures de ville, ses tutus, ses bustiers… Pour beaucoup le rêve de danseuse étoile a émerveillé.

Ce que j’apprécie et qui m’encourage dans mon quotidien, c’est de voir, ô combien cette maison se veut au plus proche de son client. Elle l’aime, l’écoute, le regarde, l’étudie…Cela se sent, se voit et le résultat est plus que significatif.

Cette aventure  démarre avec Rose Repetto (1907-1984), chef-costumière à l’Opéra de Paris et mère du danseur et chorégraphe Roland Petit. A la demande de son fils, celle-ci concevra ses premiers chaussons, ne trouvant rien de satisfaisant dans le commerce. Quelques années plus tard, ce sera au tour de Brigitte Bardot de se confier aux oreilles de Rose. Elle réalisera alors un modèle sur mesure de ballerines rouge carmin surnommé Cendrillon, pour le tournage du film Et Dieu… créa la femme. La marque se fera connaître et des milliers de femmes souhaiteront posséder une paire identique à leur idole.

Aujourd’hui encore, Dorothée Blacher, ancienne danseuse de l’Opéra de Paris et du Ballet national de Marseille, est responsable du secteur Danse de la Maison au 22, rue de la Paix à Paris.

Marie-Victoire Monachon, 25 ans, est costumière et diplômée de l’école de la chambre syndicale de la couture parisienne. C’est elle qui accueille chaque danseur, pendant deux à trois heures, pour connaître ses besoins et prendre quelques mesures. Pour porter un de ces costumes sur mesure, les danseurs devront compter entre 1500 et 2000 €. En effet, nous n’imaginons pas le nombre d’heures qu’il faut pour créer ces tenues.

Marie-Victoire consacre en moyenne cent heures de travail pour un tutu de forme plateau, une trentaine d’heures pour un modèle cloche et une dizaine pour un tutu romantique.

Celle-ci ne prend pas moins d’une trentaine de mensurations pour « s’approcher au maximum du corps. »

Véritables œuvres d’art, les bustiers corsetés en satin de soie se déclinent en forme de cœur, présentant une encolure droite ou bateau, possédant des manches ou au contraire des fines bretelles, avec laçage ou agrafage dans le dos. Chaque modèle est proposé dans un large choix de couleurs, avec d’innombrables possibilités d’ornementation.

Malgré la demande, cette Maison garde soigneusement son savoir-faire. Elle aime le travail bien fait et apporte une attention à chacun de ses employés. Lors du reportage de Visite privée de Stéphane Bern, son chroniqueur Baptiste, nous fait accéder aux coulisses de cette entreprise. Je vous encourage vivement à y jeter un œil.

Du particulier au professionnel, chacun y trouve son compte. Avec un produit de qualité et un soin apporté, chaque pied aura de quoi se chausser.

Sources : Visites Privées, France 2, Stéphane Bern // Le Parisien magazine du 3 février 2017 // Photos : Repetto.fr // Google

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